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DEUXIEME.

« ÉH ! Ed, c'est bien ça ? Moi c'est Alphonse, mais je préfère Al. T'es nouveau ici je crois hein ? »

Ed pousse discrètement un soupir de soulagement ; pendant un instant, l'idée que ce soit l'autre enflure de tout à l'heure qui vienne encore l'emmerder lui a traversé l'esprit. Edward sourit au dénommé Al.

Celui-ci le regarde avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles. Il n'est pas tellement grand, mais dépasse tout de même Ed de quelques centimètres, et lui aussi porte les cheveux longs, mais les siens sont seulement retenus par un élastique, alors que ceux d'Ed sont nattés. Sinon, Alphonse a l'air d'un gamin avec ses grands yeux innocents et remplis de sincérité. À sa droite, un peu derrière lui, il y a un grand blond qui ne semble pas savoir ou se mettre .il accompagne Al. Suivant la direction de son regard, al voit que Ed a remarqué son ami, et fait donc les présentations.

« Eh approche, Russ ! Edward-Russel, Russel-Edward ! »
Russel s'avance a la hauteur des deux garçons et lance un sourire a Ed, qui le lui rend. C'est deux la sont vraiment comme la nuit et le jour, pense Ed. Tandis qu'Al a l'air d'un bambin surexcité, Russel, lui, semble plus réservé, plus réfléchi, mais tout deux ont l'air sympathiques.

Rapidement, ses nouveaux compagnons le sortent de ses pensées en le questionnant sur les élèves et l'école.
« Oh, c'est sympa. » répond simplement Ed.
« Menfin..Je suis rassuré de constater que l'école est pas bourrée de types pas net déguisés en nana comme l'autre dingue. » Rajoute t-il
Al fronce les sourcils d'incompréhension, se creusant les méninges pour trouver ce a quoi Ed fait allusion.
Russel, lui, s'esclaffe immédiatement suite a la remarque d'Ed. Apparemment, il a saisit de qui il s'agit.

« Je comprend »dit t-il entre deux rires. « Tu parles d'Envy, c'est ça ? Ca me surprend pas de lui après tout, quand moi je suis arrivé, il m'en a tellement fait baver. Mettre de la crème a raser dans mes souliers, m'embarrer une journée entière dans le placard a balais. Des fois il allais jusqu'à me taper dessus. Un jour, il ma piqué mes vêtements, et j'ai été forcé de mettre une de ses jupettes pour pouvoir sortir. AHHA ! »

« Oh je vois, c'est ton compagnon de chambre »

« Notre compagnon de chambre » rectifie Al.

« Sans moi, Envy aurait achevé Russel depuis longtemps. Mais je veille sur lui (Al explique en pointant ses yeux, puis Russel.) Comme une nounou, tu vois ? » il le dit en jetant un regards moqueur a Russel, qui lui, ouvre des yeux ronds, la bouche ouverte en un O presque parfait, puis part dans un grand éclat de rire en s'étouffant presque.

Finalement pas si timide qu'il en avait l'air au premier abord, le Russel, constate Ed, amusé. Sans s'en rendre compte, Ed regarde dans le vague, alors qu'il affiche un immense sourire niais. Il est vraiment heureux, et aussi soulagé, de ne plus avoir a enduré tout ce stress qu'avait engendré ce début de matinée. Il réalise avec légèreté qu'il a de bonne chance de se plaire ici, qu'il na pas envie d'en terminer le plus vite possible et de partir, comme il l'avait cru d'abord.
Ed sais aussi que Al, Russel et lui vont devenir de vrais amis. Et ça n'a pas seulement à voir avec le fait que Ed s'entend déjà si bien avec eux. Ed le sait parce que tout au long des déménagements qu'il a subi, ainsi que de l'éternelle et fatidique première journée, (ce qui inclut sa première entrée dans la cafeteria) une seule fois seulement, on lui a tendu la main, on lui a sauvé la mise de cette façon. Et cette fois était aujourd'hui. (Hé, Ed est en train de devenir nunuche avec toute ces pensées guimauves, huhu..Osef )

Sans cessé de sourire, Ed commence a mangé ses frites en discutant de tout et de rien avec ses deux nouveaux amis, comme les profs, qui sont tous merveilleux selon Al, et tous ennuyant selon Russ. Apparemment, Ed devra attendre de les rencontrer personnellement avant de se forger une opinion à leurs sujets.

« et toi , Ed , T'es avec Mustang ou Fuery en sciences ? » le questionne Russel.

« Oh, je sais pas encore, je me suis pas rendu à ma chambre tout à l'heure, alors j'ai rien récupéré. »

« Si tu veux on peut y aller ensemble !c'est quoi ton numéro de chambre ? Ça irait sûrement plus vite si s'est moi et Russ qui t'y conduisons, vu qu'on connaît bien le bâtiment. »

Ed farfouille à l'intérieur de sa poche de jean et en sort le post it tout chiffonné et le défroisse. Ca lui prend quelques secondes pour déchiffrer une deuxième fois les pattes de mouches du dénommé J. Havoc.

« B330. »Lance Ed, la bouche pleine. Puis il refourre le papier dans sa poche et continue de gober ses frites, sans se rendre compte que depuis quelques secondes, personne n'a dit un mot.
Quand il relève la tête, il voit les deux blonds qui se regardent en souriant, avec une lueur d'amusement et de complicité dans l'oeil. Puis ils tournent presque simultanément la tête vers Ed, alors qu'il se demande ce qui a bien pu se passé a son insu pour que ses amis agisse de façon aussi étrange.

« Ano.. » commence Ed, mais Al l'interrompt

« Hé hé, t'sais que ta dla veine toi ! B330, c'est notre chambre.Ca signifie que tu loges avec nous. Tu as probablement hérité du lit du dessous »grimace Al avec sympathie. « C'était le mien avant. Mais il était si petit que j'ai du changer, mes pieds dépassaient du matelas jusqu'au chevilles ! Menfin, ça devrait aller pour toi. »Dit t'il dans une vaine tentative d'encouragement.

Visiblement, il na pas comprit que Ed est énormément complexé pas sa grandeur, et qu'il réagit violement a toute allusion en rapport a sa petite taille. Cependant, et aussi surprenant que cela peut l'être, Ed ne fait que tiquer en entendant la remarque. Comment pourrait t-il en vouloir a Alphonse ? Il n'est pas plus vilain qu'un jeune gosse, et il est évident que rien dans ce qu'il a dit n'avait servi a vexé Edward.

Pour changer de sujet, Ed lance simplement
« Alors, vous me la montrez, cette chambre ? »

Les trois garçons se lèvent d'un même mouvement et rapportent leur plateau. Alors que tous se rendent à la chambre, Russel en tête, Al ne cesse de parler, débitant un flot d'anecdotes, racontant mille et une histoires farfelues, submergeant Ed d'explications et de claques amicales dans le dos. Russel, lui, se contente de marcher à leurs coté, écoutant d'une oreille distraite les narrations de son meilleur ami, en souriant de temps a autre lorsqu'il se remémore les situations évoquées par Al.

Ed, quant a lui, tente d'assimiler toutes ses chose que lui raconte Al à une vitesse hallucinante. Il est heureux comme un roi : comment ne pas l'être? Mais même si Ed tente de l'occulter, il y a un détail agaçant qu'il ne parvient pas a chasser de son esprit. Le fait de se retrouver dans la même chambre que Al et Russel, signifie également se coltiner ce Envy. Et cette perspective est loin de le ravir.
© Dred

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 19:18

Modifié le mercredi 26 août 2009 22:00

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