Une fois qu'il a franchi la porte de la chambre, il jette un regard circulaire sur la pièce. Elle est grande. Mais comme quatre personnes y logent, on est un peu a l'étroit « parce que la plupart des autres chambres ne sont occupés que par trois pensionnaires » explique Al. Il y a une fenêtre sur le mur face a la porte, et un lit superposé de chaque coté, dans l'angle du mur. Leur structure métallique semble fragile, est cette impression est renforcé quand Ed voit Russel grimpé dans le sien, l'ébranlant et le faisant grincer sous la pression. « Reste plus qu'a croisé les doigts pour ne pas me faire écrasé pendant mon sommeil » ironise Ed. Exténué, il balance ses valises sur le lit sous celui ou Russel est installé.
« Hé hé, Ed. Ca, c'est MON lit ! » Dit Al, d'un air mi-navré mi- moqueur.
Ed reprend alors ses valises, s'apprêtant a les lancé de nouveau sur le lit d'en face lorsqu une pensé l'arête dans son élan. L'information vient finalement d'atteindre son cerveau. Ses yeux s'agrandissent, ce qui amuse beaucoup Al. Pas Ed.
« Bordel, je dors avec Envy. »
Un frisson lui parcours l'échine. Remplacer par le sentiment d'être ridicule. Franchement !c'est juste un demeuré qui se prend pour un palmier, il a quoi a craindre là ?
Haussement d'épaule, suivi du bruit des bagages atterrissant sur le matelas. Al et Russel regardent la scène, intrigués du dilemne interieure qui tiraille Edward.
« C'est quoi ces deux portes ? » questionne Ed, pour diriger l'attention ailleurs.Se faisant, il pointe lesdites porte du bout de l'index.
« La première, c'est la salle de bain. L'autre, c'est un placard. On ne s'en sert même pas, on n'a besoin que des deux commodes. » Jette Russel en guise d'éxplication.
Ed commence a déballer ses valise et se dirige vers la commode qui lui est assignée, dans l'intention de tout foutre pelle mêle a l'intérieur. Quand il ouvre la porte, il manque d'être enseveli sous une avalanche de vêtements noirs. Le blond les observe et S'esclaffe quand il réalise que ce tas informe de tissu est composé uniquement de mini jupes toutes identiques. Complètement hilare, il n'entend pas la porte qui s'ouvre avec fracas.
« Y a quoi qui te fait rire, la fourmis ? »
--------------------------------------------------------------------------------------
Quand Envy pénètre à l'intérieur, c'est la première chose qu'il aperçoit ; un nain de jardin qui hurle de rire au milieu de sa garde robe, éparpillée au sol. Il faut dire que sa attire l'attention. En remarquant son air outré, Al et Russel le regarde avec panique. Envy esquisse quelque chose qui ressemble plus à une grimace qu'un sourire. Les deux autres trouillards savent bien ce qui attend Ed, ils connaissent Envy :comme si le nabot allait s'en tirer comme ça, tiens !
malgré sa façon peu orthodoxe de s'habiller et de se coiffer, Envy na jamais eu d'embêtements. Personne n'étais assez stupide pour sa ; sa revenait pratiquement à signer son arrêt de mort. (C'est figuratif, Envy n'a tuer personne).D'une démarche souple, le grand brun s'approche de son nouveau souffre douleur, et lui signifie sa présence par quelques paroles haineuse.
Il sent l'excitation que lui procure la domination et le pouvoir monté en lui. Ca faisait longtemps ! Sa derniere confrontation devait remonter a la seconde.. voir même avant. Et ça augmente encore, quand il voit le petit blond se raidir. D'horreur, croit Envy. Mais il doute un instant lorsque Ed pivote vers lui, une lueur de fureur contenue du mieux qu'il peut dans ses yeux. Envy est en extase devant ce spectacle. Un défi ! Il ne va jamais résister. Soit je le fais tourné en bourrique, soit je l'envoie dans les jupes de sa mère, rigole t-il.
« Oh, je t'effraie tant que ça, le nain de jardin » crache Envy, avec un air faussement piteux.
Son rictus habituel reprend sa place quand il ajoute
«Tellement que tu en trembles ! C'est mignon tout ça ! »
Il pointe du menton les mains de Ed, qui tremblent effectivement.
« Si je tremble, ce n'est pas de peur, mais d'excitation*. Celle de te foutre une raclée. »
Envy a l'air désappointé un instant par la remarque. Sans avertissement, il frappe Ed au visage. Enragé, celui-ci lui rend son coup. Envy réplique avec un coup de genoux dans le ventre, et Ed lui balance son pied au visage. La bagarre continue ainsi un moment, les deux protagonistes se tapant dessus tour a tour, se lançant milles et une insultes.
Les deux autres regardent la scène d'un air mortifié. Chacun veux intervenir, mais hésitent. Surtout Russel, se remémorant toutes les tortures infligées jadis par Envy. Al se décide finalement à agir, mais avant qu'il ai le temps de faire un mouvement, un autre homme surgit dans la pièce, attiré par les cris et les bruits de lutte. Ila les cheveux blonds en bataille, et une cigarette au bec. Il la retire pour mieux gueuler : «CA SUFFIT ! »
Ed cesse immédiatement le combat, alors qu'Envy est plus long à réagir, et aussi moins enclin à se plier au règlement. Pour la forme, il envoi un dernier coup a Ed, sous l'½il gauche.
L'homme, les deux main libres parce qu'il a remis sa clope a sa place, attrape fermement par l'épaule les deux voyous, et les entraîne vers la sortie. Ed ne sait pas ou il les emmène, mais le parcours semble interminable. Ils arrivent finalement devant une porte, sur laquelle est plaqué un écriteau « proviseure ».en déchiffrant ces mots, Ed se ratatine.
L'homme frappe doucement, douceur qui contraste avec la sévérité de ses actes un instant plus tôt. Il entre sans attendre de réponse.
Une voix féminine les salue
« Bonjour Havoc. »
« Bonjour, mademoiselle la proviseure. J'ai trouvé ses deux rigolos se chamaillant dans les dortoirs. Je vous laisse décider quoi faire d'eux. »
« Hum, eh bien, je pense que quelques heures de retenue ne leur fera pas de mal. »Tranche t'elle sans lever les yeux de ses papiers. « Bien sur, c'est vous qui vous chargerez de la surveillance .. a moins que vous ne refusiez?»
« Vous savez bien que je ne vous refuse rien, Riza ! » répond Havoc avec un clin d'½il
« Bien sur que vous ne me refusez rien, je suis votre supérieure. Et puis, pour vous, c'est mademoiselle Hawkeye. » dit elle avec un désinteressement frôlant la supériorité.
« Ahah, vraiment pathétique ce J. Havoc. » ( Et La pensée viens a la fois de Ed et Envy, peut être même de Riza aussi !)
Tous quittent la pièce à la demande de la proviseure. Ed a le moral dans les talons. Pour une première journée, ce n'est pas très réussi..
Havoc les quitte à l'intersection, leur jetant un regard signifiant. « Vous avez intérêt a y être, demain. » Ed se sent mal à l'aise de marcher ainsi au cotés d'Envy. Lui, à l'air de pas mal sen foutre. Tout deux gardent les yeux rivés au sol jusqu'à ce qu'ils arrivent à leur chambre.
A l'intérieur, al et Russel ronflent déjà. Les deux adolescents éveillés se préparent en silence. Avant d'éteindre la lumière, Envy gratifie Ed d'un immense sourire sardonique et s'approche de lui. Penché sur son lit, il approche sa bouche de l'oreille du blond, si près que ses lèvres la frôlent lorsqu il parle. Il lui souffle : « bonne nuit, l'acarien. À demain. J'ai déjà hâte d'y être ! Je suis sur que toi aussi, non ?»
Puis il se dégage et grimpe dans son lit.
Longtemps après, Ed reste immobile dans son lit, yeux ouverts, ébranlé par le comportement et la proximité d'Envy, il ne sait pour qu'elle raison. C'est a la fois la pire et la meilleure premiere journée d'école qu'il a vécues
*merveilleuse réplique que j'ai piqué dans Naruto, quand Sasuke affronte Zabuza pour la deuxième fois. Souvenez vous-en !